Notre Schaffy s'est offert cette année un voyage dans l'est
américain en participant au Marathon de Chicago. Voici son résumé:
Après les attentats du
marathon de Boston en début d’année, Chicago s’est mobilisé pour mettre son
marathon sous sécurité renforcée. L’aire de départ (dans un parc) est sous le
contrôle de la police, des chasse-neige et des rouleaux compresseurs bloquent
les accès aux voitures ! L'entrée dans le parc pour les coureurs se fait après
une vérification minutieuse des sacs: tout le contenu doit être renversé sur
une grande table afin d’y détecter le moindre objet suspect, sans parler des
policiers tous les 10 mètres sur des petites structures d'échafaudages en forme
de mirador et un hélicoptère qui tournoie en permanence.
Le départ est à huis clos, il n'y a pas de spectateurs au départ,
mais il y aura 2 millions de personnes sur le parcours pour nous encourager.
En partant dans la deuxième vague, on n’a pas droit à l’hymne américain,
ni à la minute de silence en l’honneur des victimes de l’attentat du marathon
de Boston, par contre on a pu voir comme tout le monde le passage à basse
altitude d’un avion à réaction des années 60.
Le départ est donné au milieu du parc sur Colombus Drive à 8
heures précises et je mets 1 minute à franchir la ligne de départ. Le premier
kilomètre est en montée puis on passe dans long tunnel, ensuite on traverse la
Chicago River (on n’a pas marché sur l’eau, on a pris le pont !). Bien
que le parcours est plein de longues lignes droites, je dois zigzaguer entre
les coureurs pour arriver à courir au rythme que je me suis fixé. Les premiers
kilomètres sont avalés à la façon Kenyane, 4’05 au 1er kilomètre soit 14,6km/h.
J’ai maintenant du temps pour moi pour profiter de la ville, de la
course et de l’ambiance. C’est vrai que les chicagoans sont de vrais
supporters. On a droit à des "Go Go Runners" et de temps un temps un
« Allez la France » qui fait plaisir à entendre. C’est une superbe
ballade dans le quartier des affaires où les tours sont plus grandes les unes
que les autres (on trouve à Chicago les plus hauts gratte-ciel des Etats-Unis,
la Hancock Tower de 344 mètres et la Trump Tower, de 360 mètres). La remontée
sur LaSalle street est longue jusqu’au Lincoln Park, 8 km de quasi ligne
droite.
Il faut rester prudent lors des ravitaillements, car en partant
avec la deuxième vague, il y a au sol une patinoire de gobelets écrasés mêlés à
l’eau et à la boisson énergétique. Et des ravitaillements il y en a une
vingtaine donc pas le temps de s’ennuyer. Au semi-marathon, passage devant la
Hancok Tower et direction l’ouest de la ville et ses quartiers
populaires, comme Little Italy et le quartier de l’université avec ces petits
parcs éparpillés un peu partout. On est au 30ème kilomètres, pour l’heure je
profite encore de la course. La foule encourage ceux qui ont du mal, on entend
surtout des "Good Job" et des "Let’s go".
Au 35ème kilomètre on entre dans Chinatown, un dragon du nouvel an
est là pour nous accueillir et le ravitaillement sera assuré par les chinois.
En sortant de Chinatown, le paysage change, on longe l’interstate 90 (c’est la
plus longue autoroute des Etats-Unis, 5000 km qui traversent les Etats-Unis
d’Est en Ouest) puis on l’enjambe par un pont avant d’entrer dans le quartier
de l’Institut Technique, puis dans le quartier historique et chic de Chicago
qu’est Kenwood, célèbre pour abriter la maison de Barack Obama. Puis c’est la
longue ligne droite vers l’arrivée.
Les résultats :
Le 1er bat le record de l’épreuve en 2h03mn45s. 21 480 hommes classés et 17 391 femmes soit un total de 38 871 coureurs dont 389 français. Le coureur le plus âgé avait 81 ans, il a couru en 6h14. Je termine à la 3645ème place chez les hommes, 249ème dans ma catégorie d’âge et 4370ème au général.